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DÉVELOPPEMENT

Comment le basket milite pour le zéro déchet

 
"Plus de bouteilles dans nos salles de basket !" Le slogan fait mouche au comité départemental qui veut imposer cette démarche environnemental à ses clubs. Pas si simple.
 
A la louche, les clubs de basket vendéens utilisent 300 000 bouteilles d'eau en plastique, chaque année. "On commandait des palettes de bouteilles pour les clubs. On ne se rendait pas compte du gâchis environnemental que cela représentait", note Jacky Rousselot, vice-président de Vendée Basketball [...].
Pour modifier les habitudes et soutenir les bonnes pratiques, le comité a envoyé une lettre à tous les clubs vendéens, leur demandant d'arrêter la consommation de bouteilles d'eau en plastique. Pour réussir ce pari, tous les adhérents de club, les joueurs, les entraîneurs, les arbitres, les officiels de table de marque, sont priés de s'équiper de gourdes pour leurs matchs.
 
Fournir l'eau, pas les bouteilles
 
"Le club recevant a l'obligation de fournir de l'eau, mais pas de fournir les bouteilles  en plastique !" Ce geste "exemplaire" est demandé à tous les acteurs du basket-ball. Le comité incite ainsi chacun à participer à l'amélioration de l'environnement.
Ce geste pour la planète va encore plus loin, puisque le comité veut suivre l'exemple des Pays de la Loire, où certains clubs ont adopté le zéro déchet. Il n'y a plus de poubelles de tri dans la salle de basket, ni dans les vestiaires. Chaque personne rentrant dans la salle doit repartir avec ses déchets à trier.
"Nous vous encourageons donc à équiper vos sacs de maillots d'une pochette où stocker ces déchets à ramener." Généralement, c'est un bénévole qui passe derrière pour nettoyer les salles. "Nous pensons que cette activité de ménage n'est pas très valorisante pour le ou les bénéficiaires qui en sont chargés." De même, les buvettes de clubs sont invitées à ne plus utiliser de canettes, mais à verser la boisson dans des verres recyclables.
 
Les jeunes plus impliqués
 
Lancé il y a deux mois, par le club des Herbiers, le volet environnemental passe très bien auprès des plus jeunes, qui en font même la promotion. "Un peu moins auprès des U17 et des seniors. La prise de conscience est plus importante par les jeunes générations", note Jacky Rousselot. Celui-ci pense que les réticences peuvent être balayées, mais qu'il faut du temps. "Peut-être dix ans, estime-t-il. Si la commission "aide aux clubs" se met à disposition des structures du basket vendéen pour toute question, cette démarche ne peut se faire qu'en lien avec les municipalités, propriétaires des salles."
Plus largement, le comité veut être leader dans cette démarche, et aimerait que cette initiative environnementale soit suivie par d'autres clubs, dans d'autres sports.
"Il n'est plus temps d'expliquer, mais de passer à l'acte", reprend le président du comité, Damien Simmonet. Ce qui est vrai pour l'environnement est aussi vrai pour l'attitude et le comportement. "Les insultes du public, des joueurs et des parents envers les coachs ou les arbitres sont insupportables. Cela a toujours existé, mais on a l'impression que ça se généralise à toutes les catégories. Comme si chaque match était un championnat du monde."
Du matériel d'affichage est ainsi proposé aux clubs. "Un supporter ou insupportable ? Un différence ou un différend ?" Pour que le racisme, l'homophobie et le sexisme disparaissent à jamais des bancs des supporters.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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